Déambulation au musée

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Déambulation au musée

Message par corianne le Jeu 10 Mai - 11:05

Texte d'origine


Déambulation dans le musée
Dehors une terrasse en escalier. Végétation sage et bien rangée. Verticales de bois. Brisures vert d’eau où se reflète le ciel.
Des chaises vides comme sur les plages en hiver.

A l’étage des néons suspendus comme des toits, plats comme des balançoires ;
plus bas huit poubelles rangées en épi comme des voitures, liséré noir sur mur rouge.

C’est silencieux. Salle Julia, lieu vivant si j’en crois le panneau et pourtant rien sur le mur gris.
Des frises immobiles et blanches, des trous au plafond, on dirait des étoiles, un ciel cosmique éteint et noir.
Des piliers sculptés tradition bretonne. Des néons comme des araignées géantes.
Où sont les toiles ? Ici on pourrait danser, courir, sauter. Il faudrait pouvoir crier pour voir la tête des visiteurs.

Je monte l’escalier comme on monte en prière, une cloche sonne deux fois, il ne manque que la chapelle au bout des marches.
Mais c’est une odeur chaude de peinture qui me saute au nez.
Des images de Pont Aven d’antan : la rivière, le moulin, l’amour.
Où sont passés les arbres ? Sur les toiles des fouillis sombres sur des murs bleus.
Des signatures sur des morceaux de porte ou des bateaux, anonymes ou connus qu’importe, ils sont posés sur le bleu comme un tissu précieux.

Après le bleu la lumière, immense, vertigineuse, la rue qui monte et la crique de Mauffra quelque chose te saisit, tu ne sais pas quoi la mer presque partout.

Dans la coursive, la main sur la rampe d’acier, tu t’essaies au vertige : des chaises, une table, un morceau de terrasse.

Fin de la visite ?

Version retravaillée

Dehors. Terrasse en escalier, végétation sage et bien rangée .
Verticales de bois.
Brisures vert d’eau où se reflète le ciel.
Des chaises vides comme les plages en hiver.

Plus haut, des néons suspendus comme des toits, plats comme des balançoires
Plus bas, huit poubelles rangées en épi comme des voitures.

C’est silencieux. Salle Julia, lieu vivant me dit le panneau et pourtant rien sur le mur gris.
Des frises immobiles et blanches, des trous au plafond, on dirait des étoiles, un ciel cosmique éteint et noir.
Des piliers sculptés tradition bretonne.
Des lumières comme des araignées géantes.
Où sont les toiles ?

Ici on pourrait danser, sauter, courir. Il faudrait pouvoir crier.

Je monte l’escalier comme on monte en prière, une cloche sonne deux fois. Une odeur chaude de peinture me saute au nez.
Des images de Pont Aven, sa rivière, son moulin, l’amour. Regard par la fenêtre : où sont  les arbres ?

Sur les toiles des fouillis sombres sur des murs bleus, des signatures sur des morceaux de porte, anonymes., posés sur le bleu comme sur un tissu précieux.

Après le bleu, la lumière, vertigineuse, la rue qui monte et la crique de Mauffra, quelque chose te saisit, tu ne sais pas quoi, la mer presque partout.

Dans la coursive, la main sur la rampe d’acier, tu t’essaieras au vertige.

corianne

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